dimanche 2 octobre 2016

Concerts 25 et 26 novembre 2016 
Auditorium de Cabriès
&
Conservatoire de Musique d'Aix en Provence
L'Association Musique et Médecine au Pays d'Aix organise deux nouveaux concerts

vendredi 25 novembre (21 heures) et samedi 26 novembre (17 heures)

En première partie, le Docteur Patrick SALZE, au piano, sera associé à Jean-Pierre DEVESA, au violoncelle, et Jean-Pierre ROUBIN, au violon. 

Yannis BOUVET interviendra dans la deuxième partie des deux concerts

Concert du vendredi 25 novembre 21 heures Auditorium de Cabriès :

Ils interpréteront le Trio N°2 de Dmitri CHOSTAKOVITCH.  Cette oeuvre a été composée en 1944, quelques mois après la levée du siège de Leningrad par les nazis. Cette période de guerre terrible à laquelle il a été directement confronté en tant que pompier pendant le siège de Leningrad, succède à une première réhabilitation en 1941 après avoir été déclaré ennemi du peuple et démis de toutes ses fonctions (lire plus bas le résumé sur la vie de Chostakovitch, lors du concert de 2014).
Il ne faut donc pas s'étonner d'entendre une musique parfois violente et agressive évoquant la souffrance du peuple russe, les bombes et les tanks, et une musique plus harmonieuse qui dépeint le pays qu'il n'a jamais voulu quitter.
Pendant le concert seront projetées des images et vidéos évoquant l'atmosphère de l'oeuvre.

Composé en 19444 (entre février et août), dédié à Sollertinsky, l'ami le plus proche qui venait de mourir d'une crise cardiaque.
  1. Andante : le trio débute par une mélodie pensive au violoncelle avec sourdine dans une sonorité inhabituelle due aux harmoniques utilisés, tandis que le violon entre à la 7ème mesure dans son registre le plus grave. Un moderato s’enchaîne avec le piano qui reprend cette démarche grave, d'une voix presque assourdie. De multiples contre-chants viennent relancer le discours.
  2. Allegro ma non troppo : fausse bonne humeur d'un rondo beethovénien avec 2 thèmes tourbillonnants plus spectaculaires et virtuoses que détendus et joyeux. Les 2 thèmes sont joués en même temps un peu plus loin, dans une tonalité différente au violoncelle donnant une impression de « fausse fausseté » . Cet allegro de trois minutes de jeu contrastés aux cordes (marcatissimopesante), se termine en haute voltige.
  3. Largo introduit par 8 accords graves au piano, « qui résonnent impitoyablement comme un verdict de mort ». Ce thème est exposé 6 fois donnant une impression de rituel liturgique. Ces 53 mesures forment le cœur spirituel de l'oeuvre.
  4. Final Allegretto : ce rondo de forme sonate se déroule comme une "danse des morts". Après 4 mesures de croches staccato pianissimo au clavier, le violon introduit, en pizzicato, un thème macabre et sinistre. Le piano, puis le violoncelle entrent dans la danse. Brusquement, le violon interrompt ce sabbat en reprenant le thème de l'andante initial. Clavier et cordes s'opposent de plus en plus : celui-ci joue de curieuses arabesques tandis que les cordes cherchent à réinstaller le thème dansant. Il faut attendre la coda (adagio) pour que les instruments se réconcilient en un choral majestueux en mi majeur.

Concert du  samedi 26 novembre 17 heures Conservatoire de Musique Darius Milhaud : 

Ils interpréteront le Trio N°5 en ré majeur (op 70 N°1) de Ludwig von Beethoven. Ce trio fut composé en 1808 et dédié à la Comtesse Marie von Erdördy (c'est l'Archiduc qui voulait la dédicace : il aura celle du 7ème trio). 
Ce trio, dit "des esprits", tire son titre du thème du Largo médian, emprunté à un projet inabouti pour une scène de sorcières dans un Macbeth.
Allegro vivace con brio : 2 thèmes très différenciés : le 1er énergique, en unisson des instruments, faisant contraste avec le 2ème thème dolce, très lyrique exposé au violoncelle puis violon, puis transformé avec le piano. L'ensemble du mouvement donne lieu à une conduite polyphonique avec l'alternance permanente de culminations dramatiques, de retraits ppp, de fugitives effusions cantabile. La coda conclusive commencée dolce pp débouche sur le motif initial fortissimo.
Largo assai ed espressivo : pièce nocturne, cantilène mélancolique sans forme très définie. Le tissu harmonique tend vers un univers « impressionniste » de couleurs changeantes, de reflets fugaces. Sombres trémolos du piano, le motif erre aux cordes, teintes mystérieuses, contrastes violents. Tout se termine dans un bruissement nocturne.
Presto-Finale : Animation conquérante, rythmique marquée se terminant triomphalement.

La deuxième partie des deux concerts nous permettra de découvrir de nouvelles créations et interprétations de Yannis BOUVET


Comme toujours, les musiciens jouent bénévolement. Les bénéfices de ces concerts seront versés à l'association Mécénat-Chirurgie-Cardiaque qui "répare" les cœurs des enfants du monde. 

Ainsi, dans une même manifestation, s’associeront la Musique, la Médecine et l’aide aux malades.

Informations sur : http ://musimed.blogspot.com


Tarif Normal : 15€ - Tarif Etudiant : 8€ - Tarif pour 2 concerts : 20€
Il est vivement conseillé de réserver vos places à l'avance :
en envoyant un chèque libellé au nom de “Musique et Médecine au Pays d'Aix”, chez Dr SALZE, 796 avenue Beausoleil, 13320 Bouc Bel Air : les places vous seront expédiées par courrier ou mises à votre disposition à l'entrée de la salle le jour du concert, selon votre désir.

Pour tout renseignement ou réservation, vous pouvez appeler au 06 09 87 50 65


Nous profitons de cette occasion pour vous informer qu'a été réalisée une courte vidéo sur YouTube qui résume un spectacle dans lequel Yannis Bouvet présente l'histoire et l’évolution du piano en l'illustrant de nombreuses œuvres classiques, modernes ou de sa composition.
Nous vous invitons vivement à faire un petit détour pour découvrir cette belle présentation :




mercredi 25 mars 2015

Concert 22-23 mai 2015
Salle des États de Provence

L'Association Musique et Médecine au Pays d'Aix organise un nouveau concert

vendredi 22 mai (21 heures) et samedi 23 mai (18 heures) 2015

Manuel de Falla
En première partie, le Docteur Patrick SALZE s'associera au Docteur Olivier BOURGEOIS à la clarinette pour interpréter la Méditation de Thaïs de Jules MASSENET. Il interprétera ensuite le Nocturne de Manuel DE FALLA et la première Ballade de Frédéric CHOPIN, en sol mineur Op. 23.









Composée en 1831 et 1835 à Vienne et Paris, et éditée en 1836 sous le titre d'éditeur «La favorite» (sans consulter Chopin), la première ballade est dédiée au Baron de Stockhausen, ambassadeur de Hanovre.
Frédéric Chopin (Delacroix)
La ballade préférée de Chopin, qui plaisait également beaucoup à Schumann. Liszt voyait en elle une «odyssée de l'âme de Chopin», ballade au ton majoritairement plaintif mais sans mièvrerie aucune. Elle sonde tous les sentiments, bonheur, mélancolie, tristesse, allégresse, et passe de l'un à l'autre avec brio avant d'en revenir au ton initial, sombre, grave et déchirant.
Cette ballade connut un regain de popularité auprès du grand public à la suite de sa présence dans le film Le pianiste de Roman Polanski.

La deuxième partie vous sera proposée par notre ami Yannis BOUVET qui vous proposera de nouvelles compositions et interprétations, toujours aussi virtuoses et d'une extrême sensibilité, utilisant les possibilités de ce merveilleux instrument qu'est le piano.


Comme toujours, les musiciens jouent bénévolement. Les bénéfices de ces concerts seront versés à l'Association Française des Diabétiques d’Aix En Provence.

Les deux représentations auront lieu dans la Salle des États de Provence
dans la Mairie d’Aix en Provence
le vendredi 22 mai à 21 h, et le samedi 23 mai à 18 h.
Ainsi, dans une même manifestation, s’associeront la Musique, la Médecine et l’aide aux malades.

Informations sur : http ://musimed.blogspot.com


Il est vivement conseillé de réserver vos places à l'avance :
   * soit en venant les retirer directement à l'Office du Tourisme
   * soit en envoyant un chèque libellé au nom de “Musique et Médecine au Pays d'Aix”, au 796 avenue Beausoleil, 13320 Bouc Bel Air : les places vous seront expédiées par courrier ou mises à votre disposition à l'entrée de la salle le jour du concert, selon votre désir.






Le prix de l'entrée est de 15 € pour les adultes, 8 € pour les enfants et étudiants.






mercredi 3 avril 2013

dimanche 9 mars 2014


Concert 16-17 mai 2014 
Salle des États de Provence

L'Association Musique et Médecine au Pays d'Aix organise un nouveau concert

vendredi 16 mai (21 heures) et samedi 17 mai (18 heures) 2014

En première partie, le Docteur Patrick SALZE sera associé à Jean-Pierre DEVESA, au violoncelle, et Jean-Pierre ROUBIN, violon, ainsi que, pour la première fois, Laurent COLAS, au violon, et Sylvie LEROY à l'alto, tous musiciens amateurs de grand talent.

Ils interpréteront le Quintette en sol mineur de Dmitri CHOSTAKOVITCH. 

La deuxième partie vous sera proposée par notre ami Yannis BOUVET qui vous proposera de nouvelles compositions et interprétations, toujours aussi virtuoses et d'une extrême sensibilité, utilisant les possibilités de ce merveilleux instrument qu'est le piano.

La musique de Chostakovitch n'est pas celle à laquelle Musique et Médecine vous a habitué.
Depuis plus de vingt ans, nous vous avons interprété beaucoup de musiciens classiques ou romantiques, quelques modernes du début du 20ème siècle (avec Debussy et Chabrier), des incursions chez des contemporains « classiques » (Piazzola, Georges Delerue, Peter Ludwig), une seule d'un musicien résolument contemporain avec Darius Milhaud.
La musique de Chostakovitch ne peut pas vraiment s'apprécier sans connaître sa vie et le contexte dans lequel il composait. En voici un bref résumé.


Dmitri Chostakovitch est un compositeur russe dont la création artistique et le style d'écriture étaient en lien avec la révolution bolchevique et l'instauration du parti communiste en Russie, une nouvelle forme de société de type stalinienne où la musique russe classique et traditionnelle doit être un porte-parole de l'idéologie soviétique.
Dmitri Chostakovitch, né en 1906, appartient à une famille originaire de Sibérie, où son grand-père paternel, révolutionnaire polonais, avait été déporté. Son père était un collaborateur du chimiste Mendeleïev (et son célèbre tableau des éléments). Sa mère, pianiste professionnelle, veille à l'éducation musicale de ses trois enfants. À cause du meurtre d’un de ses amis par la police du Tsar, Chostakovitch adhère rapidement aux idées révolutionnaires. Il entre à 13 ans au conservatoire de sa ville natale devenue Petrograd. En 1922, il y obtiendra la note maximale en épreuve de composition de la part du directeur de l'établissement, Aleksandr Glazounov. Il a alors18 ans, son père meurt et Dimitri gagne sa vie en accompagnant des projections de films au piano.
À 19 ans, il compose sa première symphonie qui connaît un grand succès dans le monde entier et lui assure une aisance économique. Il reçoit de nombreuses commandes émanant directement du parti. Il doit alors faire le grand écart entre deux positions a priori incompatibles : son statut de compositeur officiel, contraint de composer avec la ligne dictée par le régime, et ses propres aspirations de compositeur d’avant-garde. Il compose beaucoup de musiques de films et dessins animés (plus d'une trentaine dont le Cuirassé Potemkine).

Son opéra Le Nez, tiré d'un livret de Nicolas Gogol et créé en 1930, connaît un immense succès populaire, avant d'être critiqué et interdit, considéré comme le produit d'une bourgeoisie décadente.
En 1936, il se voit violemment critiqué par un article de la Pravda (écrit très probablement par Staline lui-même) qui parle du « galimatias musical » de son opéra Lady Macbeth du district de Mzensk, « anti-réaliste », anti-populaire, vulgaire et souvent atonal. Chostakovitch est alors présenté comme un « ennemi du peuple ». Le compositeur avait fait l'objet d'un premier interrogatoire politique (on était en pleine terreur stalinienne). Le second et dernier interrogatoire devait avoir lieu deux jours plus tard, un lundi, avant une déportation quasi certaine. Dimitri Chostakovitch se présenta le lundi, mais l'officier en charge de son dossier avait entre-temps été exécuté. A partir de cette période, il s'attend sans cesse à être arrêté, persécuté, déporté, et prend l'habitude de dormir tout habillé avec une petite valise tout à côté car il pense qu'on va venir le chercher. Il est renvoyé des deux charges d'enseignement qui étaient les siennes, l'une au conservatoire de Leningrad, l'autre au conservatoire de Moscou.
Obligé de faire des concessions, Dimitri Chostakovitch compose alors ses Symphonies n° 5 (1937), n° 6 (1939), n° 7 (1942) qui reçoivent l'aval du parti communiste. Réhabilité en 1941, il est nommé professeur au conservatoire de Leningrad et reçoit le prix Staline pour son Quintette avec piano.
Le 9 août 1942, sa septième symphonie dite de Leningrad est jouée dans la ville assiégée depuis 1 an par les nazis, où il sert dans le corps des sapeurs pompiers.
En 1948, Andreï Jdanov prononce un réquisitoire contre le formalisme qui vise particulièrement Chostakovitch, Prokofiev et Khatchatourian présents dans la salle, leur reprochant de « remplacer la musique naturelle, belle, humaine, par une musique fausse, vulgaire, parfois simplement pathologique ». Il doit faire alors, à plusieurs reprises, son autocritique et perd sa place de professeur, pour ne retrouver un poste qu'en 1961. Son fils Maxime est même contraint de le condamner publiquement.
Prokofiev - Chostakovitch - Khatchatourian
Chostakovitch rentra alors dans le rang en composant quelques pièces à la gloire de Staline et une des plus acerbes satires dans l'histoire de la musique mondiale : Le petit Paradis antiformaliste qui ne verra le jour qu'après la déstalinisation.
Dimitri Chostakovitch est à nouveau réhabilité en 1958, pendant la déstalinisation, et en 1966, il est le premier compositeur à recevoir le titre de Héros du travail socialiste. Il décède le 9 août 1975 à 69 ans.

Dimitri CHOSTAKOVITCH a produit une forte influence morale sur ses contemporains. A l'époque cruelle du stalinisme et du nazisme, le compositeur a eu le courage d'exprimer dans sa musique le malheur des peuples victimes de la barbarie totalitaire, de dénoncer les forces obscures qui anéantissaient des millions de vies humaines. Sa musique est devenue un soutien moral pour tous ceux qui ont été persécutés. Sa foi inébranlable en la justice transforma son oeuvre en une arme spirituelle qui stimulait l'esprit de la résistance pour la liberté.

Dimitri Chostakovitch, considéré par beaucoup comme le Beethoven du 20ème siècle a composé 15 symphonies, 15 quatuors à cordes, le Quintette, 6 concertos, 3 opéras, 3 ballets, un oratorio, des mélodies, des trios, et de nombreuses œuvres pour piano, orchestre, chœurs.

L'œuvre magnifique qu'est le Quintette avec piano en sol mineur, fut composée en1940 à Moscou à la demande du Quatuor Beethoven qui en fit la première le 23 novembre 1940 au Conservatoire de Moscou avec le compositeur au piano. Chostakovitch, bien que censuré les années précédentes par le pouvoir soviétique, reçut en 1941 le Prix Staline pour ce quintette.
Chostakovitch termina sa carrière de pianiste concertiste dans les années 1960 avec l'interprétation de cette œuvre.
1- Prélude, lento 2- Fugue, adagio 3- Scherzo, allegretto 4- Intermezzo, lento 5- Finale, allegretto




Les deux premiers mouvements se jouent comme seul mouvement adoptant la forme classique occidentale du prélude et fugue. Chostakovitch réussit à unir cette difficulté formelle (contrepoint et polyphonie) avec la tradition de la musique russe plus mélodique. Heinrich Neuhaus : « Chostakovitch a donné un si bel exemple de ce style que c'est à lui seul que l'on peut appliquer la formule : égaler Bach. »


Cette musique va vous surprendre pas sa puissance, ses dissonances, ses contrastes parfois violents, ses passages d'une douceur infinie. Ne vous raidissez pas, laissez vous capter par ce compositeur génial. Je vous citerai ce que disait Hector Berlioz sur la musique par l'intermédiaire de son personnage Lelio (dans la suite de la Symphonie fantastique) : « Les plus cruels ennemis du génie ne sont pas ceux auxquels la nature a refusé le sentiment du vrai et du beau. Pour ceux-là même, avec le temps, la lumière se fait quelquefois. Non, ce sont ces tristes habitants du temple de la routine, prêtre fanatiques, qui sacrifieraient à leur stupide déesse les plus sublimes idées neuves, s'il leur était donné d'en avoir jamais; ces jeunes théoriciens de quatre-vingts ans, vivant au milieu d'un océan de préjugés et persuadés que le monde finit avec les rivages de leur île, ces vieux libertins de tout âge qui ordonnent à la musique de les caresser, de les divertir, n'admettant point que la chaste muse puisse avoir une plus noble mission. »
La deuxième partie vous sera proposée par notre ami Yannis BOUVET qui vous proposera de nouvelles compositions et interprétations, toujours aussi virtuoses et d'une extrême sensibilité, utilisant les possibilités de ce merveilleux instrument qu'est le piano.


Comme toujours, les musiciens jouent bénévolement. Les bénéfices de ces concerts seront versés à l’Association "De l'espoir pour Yanis" fils d'un pompier d'Aix en Provence, âgé de 4 ans et atteint d'une maladie neurologique nécessitant des soins et une rééducation à l'étranger particulièrement coûteux afin que Yanis puisse marcher.

Les deux représentations auront lieu dans la Salle des États de Provence, dans la Mairie d’Aix en Provence, le vendredi 16mai à 21 h, et le samedi 17mai à 18 h.
Ainsi, dans une même manifestation, s’associeront la Musique, la Médecine et l’aide aux malades.
Informations sur : http ://musimed.blogspot.com
Il est vivement conseillé de réserver vos places à l'avance :
  • soit en venant les retirer directement :
- à l'Office du Tourisme
- au Centre Médical "Les Lierres", avenue Gaston Berger, Tél : 04 42 26 63 57 ou 04 42 22 49 95
  • soit en envoyant un chèque libellé au nom de “Musique et Médecine au Pays d'Aix”, au Centre Médical "Les Lierres", avenue Gaston Berger , 13100-Aix en Provence.
Les places vous seront expédiées par courrier ou mises à votre disposition à l'entrée de la salle le jour du concert, selon votre désir.

Le prix de l'entrée est de 15 € pour les adultes, 8 € pour les enfants et étudiants.


                            

mercredi 3 avril 2013

Concert 24-25 mai 2013 
Salle des États de Provence

L'Association Musique et Médecine au Pays d'Aix organise un nouveau concert
vendredi 24 mai (21 heures) et samedi 25 mai (18 heures) 2013

En première partie, le Docteur Patrick SALZE sera associé à Jean-Pierre DEVESA, au violoncelle, et Jean-Pierre ROUBIN, violon, tous trois musiciens amateurs de grand talent qui se produisent régulièrement en concert.

Cette partie sera consacrée au Trio N°1 Opus 8 en si majeur de Johannes BRAHMS.  

Composé en 1853-54 à Hanovre, il fut largement révisé en 1891 et fut créé le 27 novembre 1855 au Dodsworth Hall à New York dans sa version de 1854 puis rejoué le 18 décembre 1855 à Breslau. Contrairement à son oeuvre symphonique, la musique de chambre de Johannes Brahms (1833-1897) l’a accompagné tout au long de sa vie : elle est non seulement un sommet de son œuvre, mais aussi de toute la musique romantique. Miroir fidèle de la vraie nature profonde du compositeur, elle est celle d’une sensibilité lyrique tourmentée et un peu bourrue.




 




 



















Voilà une œuvre qui rejoint les rêves latents de tout amoureux de Brahms : le croisement du jeune homme flamboyant de vingt ans, et du vieil homme marchant de-ci de-là dans le tourbillon des feuilles mortes, sans aucune maison jamais à rebâtir.
Cette œuvre est le trio opus 8 de Brahms et c'est la belle révélation incertaine d'une pulsion de jeunesse réécrite dans les cicatrices, voire les sanglots.
Rhabillée par le temps, elle laisse entrevoir sa nudité d'origine, efface la patine des habitudes qui font que l'on commence trop souvent un musicien par la fin.
Brahms ne fut pas seulement ce bruit de portes qui chancellent dans les jardins d'automne, il était homme de la mer du Nord et des landes neigeuses. Et ce trio écrit au cours de l'hiver 1853-54 par un Brahms de vingt ans à Düsseldorf et à Hanovre avait su capter bien des forces tumultueuses, des pluies et des marées.
Trente-huit ans plus tard, le vieux Brahms reprend cette œuvre "juste pour lui donner un coup de peigne, lui démêler les cheveux".
Mais comment respecter le climat des Ballades, des passions encore tourbillonnantes, quand l'on est depuis le compositeur officiel de tout ce qui parle allemand.
Brahms, d'habitude si castrateur vis-à-vis de ses propres œuvres ne tua pas l'œuvre de jeunesse, il la canalisa seulement.
Et c'est la mer retrouvée dans ces quatre mouvements.
Mais quels furent les sentiments de Brahms en 1891 quand vers la fin de sa vie, déjà enfermé en lui-même, il retrouvait les traces des élans de sa jeunesse.
Ce trio op. 8 est l'occasion d'un des plus grands retours en arrière de la musique, un "retour en arrière" de 40 ans.
Nous pouvons penser que Brahms a dû à la fois réentendre cette musique impudique et impudente du nouveau héros de vingt ans de la musique, mais aussi revoir ce séjour à Düsseldorf avec la vénération prophétique de Schumann, l'ombre de la folie et le début du naufrage aussi de son ami (en 1854 Schuman commence à s'enfoncer dans la nuit), et aussi le regard à la fois aimant et impitoyable de Clara.
Cette musique, il l'avait jetée fiévreusement hors de lui, suffisamment fier de cette œuvre pour l'imprimer et la faire jouer en première mondiale à New York !
Bien plus tard, il remanie en profondeur son texte, réécrivant des passages entiers, modifiant thèmes et développement, supprimant certains élans, mais respectant finalement l'enfant des landes qui court pieds nus dans cette partition.



Cette tendresse envers son adolescence donne à cette partition une couleur particulière, mélange des couleurs vertes du début et des tons automnaux de l'époque de sa révision (Époque par exemple de l'écriture du trio avec clarinette, du quintette pour clarinette, donc déjà des carnets intimes du compositeur).
La version révisée, surtout dans l'adagio, en porte trace et écho sonore.
Il n'est pas déplacé de la coupler parfois avec une œuvre du doux Franz Schubert car elle est la plus schubertienne de Brahms, avec sa simplicité des thèmes, sa fraîcheur des origines, conservées intactes malgré l'intense travail ultérieur de concentration.

Le trio en si bémol majeur op. 8 de Brahms comporte quatre mouvement. Nos musiciens interpréteront lesdexu premiers mouvements.

- Allegro con brio
- Scherzo (Allegro molto, meno allegro)
- Adagio
- Allegro

Le premier mouvement presque aussi développé que les trois autres réunis, déborde de poésie avec ses vastes thèmes, trois, dont le premier est un vaste épanchement proche d'un lied.
Dès l'entrée du piano soutenu par le violoncelle, c'est le chant profond même de Brahms qui se déroule ample et entêtant, comme une houle du fond de la mémoire.
Ce mouvement enivré de sa propre grâce mélodique est une des plus belles pièces d'atmosphère de Brahms.

Le second mouvement est un scherzo fantastique dans l'esprit des ballades pour piano op. 10, une "danse d'elfe" ou plutôt des bruissements de légende du Nord. Brahms conservera intacte la première mouture de son écriture.



























« Ah si je connaissais le chemin du retour vers l'enfance… » chante ailleurs Brahms.
Dans son trio opus 8 il l'avait retrouvé et cette œuvre-document, regard de Brahms sur lui-même en est émouvante, miroir de la jeunesse et de la maturité qui se regardent.





 Puis les musiciens vous régaleront avec 5 tangos de Peter Ludwig pour trio : La Belge, Café banlieue, Milonga, Tango E et Cäsar.



La deuxième partie sera animée par notre ami pianiste Yannis BOUVET, qui, depuis des années, nous offre le plaisir de découvrir ses compositions, ses improvisations et ses interprétations virtuoses.
Comme toujours, les musiciens jouent bénévolement. Les bénéfices de ces concerts seront versés à l’Association Grégory Lemarchal, association de lutte contre la mucoviscidose et d'aide aux malades.


Les deux représentations auront lieu dans la Salle des États de Provence, dans la Mairie d’Aix en Provence, le vendredi 24 mai à 21 h, et le samedi 25 mai à 18 h.
Ainsi, dans une même manifestation, s’associeront la Musique, la Médecine et l’aide aux malades.
Informations sur : http ://musimed.blogspot.com
Il est vivement conseillé de réserver vos places à l'avance :
  • soit en venant les retirer directement :
- à l'Office du Tourisme
- au Centre Médical "Les Lierres", avenue Gaston Berger, Tél : 04 42 26 63 57 ou 04 42 22 49 95
  • soit en envoyant un chèque libellé au nom de “Musique et Médecine au Pays d'Aix”, au Centre Médical "Les Lierres", avenue Gaston Berger , 13100-Aix en Provence.
Les places vous seront expédiées par courrier ou mises à votre disposition à l'entrée de la salle le jour du concert, selon votre désir.

Le prix de l'entrée est de 15 € pour les adultes, 8 € pour les enfants et étudiants.

Merci à nos partenaires :

samedi 11 février 2012

Concert 16 - 17 mars 2012



Concert 
Salle des États de Provence
L'Association Musique et Médecine au Pays d'Aix organise un nouveau concert
vendredi 16 et samedi 17 mars 2012
En première partie, le Docteur Patrick SALZE sera associé à Jean-Pierre DEVESA, au violoncelle, et Jean-Pierre ROUBIN, violon, tous trois musiciens amateurs de grand talent qui se produisent régulièrement en concert.
Cette partie sera consacrée au Trio DUMKY d’Anton DVORAK. La dumka Dvořákienne reprend le thème de la mélodie nostalgique et y ajoute d'inattendues transitions vers une joie exubérante. À l'image des rêveries du promeneur solitaire, elle alterne la tristesse et l'exaltation, joue avec les modes mineur et majeur, mêle étroitement l'insondable profondeur des méditations Dvořákiennes et les danses endiablées.
Le trio Dumky offre le rare privilège d'être l'un de ces chefs d'œuvre accessible à tous. Là plus qu'ailleurs, il faut savoir s'abandonner à cette musique d'une beauté indicible, se laisser emporter par le chant spontané des instruments, aux intonations parfois proches de la voix humaine et dont se souviendra, plus tard, Leoš Janáček.
Puis l’Introduction et Final de la Suite Op 157b de Darius MILHAUD pour violon, clarinette et piano vous sera interprétée avec le Docteur Olivier BOURGEOIS à la clarinette.
La deuxième partie sera animée par notre ami pianiste Yannis BOUVET, qui, depuis des années, nous offre le plaisir de découvrir ses compositions, ses improvisations et ses interprétations virtuoses. Quelques surprises musicales vous seront également offertes.
Comme toujours, les musiciens jouent bénévolement. Les bénéfices de ces concerts seront versés à l’antenne aixoise de l’Association Française des Diabétiques
Les deux représentations auront lieu dans la Salle des États de Provence, dans la Mairie d’Aix en Provence, le vendredi 16 mars à 21 h, et le samedi 17 mars à 18 h.
Ainsi, dans une même manifestation, s’associeront la Musique, la Médecine et l’aide aux malades.
Informations sur : http ://musimed.blogspot.com
Il est vivement conseillé de réserver vos places à l'avance :
· soit en venant les retirer directement :
- à l'Office du Tourisme
- au Centre Médical "Les Lierres", avenue Gaston Berger
· soit en envoyant un chèque libellé au nom de “Musique et Médecine au Pays d'Aix”, au Centre Médical "Les Lierres", avenue Gaston Berger , 13100-Aix en Provence.
Les places vous seront expédiées par courrier ou mises à votre disposition à l'entrée de la salle le jour du concert, selon votre désir.

Le prix de l'entrée est de 14 € pour les adultes, 8 € pour les enfants et étudiants.

Merci à nos partenaires :